Le lendemain est commémorée à Rome la sainte Vierge Sérapie. Sous l'empereur Hadrien, elle fut livrée à deux jeunes débauchés, mais ils ne purent la déflorer. Elle ne put pas non plus être brûlée ensuite avec des torches, c'est pourquoi, sur l'ordre du juge Bérillus, elle fut battue à coups de bâton puis décapitée avec une épée. Elle a souffert le 29 juillet et a été enterrée par la bienheureuse Sabine dans son propre sépulcre près du lieu de battage de Vindician. Mais la mémoire de son martyre est principalement célébrée le 3 septembre, lorsque le cercueil de pierre de Sabine et le sien furent disposés et ornés à cet endroit, et que le lieu de prière fut dignement consacré.

Le même 3 septembre, sont nés dans la vie éternelle :
_
À Corinthe, sainte Phoebé, dont le bienheureux Apôtre Paul fait mention dans son écrit aux Romains.
À Aquilée, les saintes Vierges Euphémie, Dorothée, Thècle et Érasme, toutes martyres, qui, après de nombreux tourments, furent tuées par l'épée sous Néron et furent enterrées par saint Hermagoras.
À Capoue, (pendant la persécution sous l'empereur Dioclétien,) les saints martyrs Aristée, évêque (de cette cité,) et le jeune garçon Antoine.
À Nicomédie, la sainte Vierge et martyre Basilisse, qui, à l'âge de neuf ans, dans la persécution sous l'empereur Dioclétien, triompha par la puissance de Dieu des coups, du feu et des bêtes sauvages, sous la présidence d'Alexandre, et rendit son âme en prière à Dieu.
De même, les saints martyrs Zénon et Chariton, dont l'un fut jeté dans un récipient de plomb fondu et l'autre dans un four ardent.
À Cordoue, le saint martyr Sandal, (qui a souffert dans la persécution sous le même empereur Dioclétien.) Le même jour, (au septième siècle,) les saints martyrs Aigulphe, abbé de Lérins, et les moines ses compagnons, à qui on a coupé la langue et crevé les yeux, et qui ont été décapités à l'épée.
À Toul, en Lorraine, (au quatrième siècle,) le saint Confesseur Mansuet, évêque (de cette cité.) À Milan, (au sixième siècle,) est décédé saint Auxan, évêque (de cette cité.) Le même jour, (à la fin du sixième siècle,) saint Stylite Siméon le Jeune.
À Rome, on commémore l'ordination en tant que Souverain Pontife de cet homme excellent, saint Grégoire le Grand ; la contrainte qui lui a imposé ce fardeau a fait briller les rayons de sa sainteté à travers le monde entier, d'autant plus clairement qu'ils brillaient d'un endroit plus élevé.
