[Officium]
Dominica in Palmis

[Rule]
no Gloria
Credo
Prefatio=Quad5
Prelude
Passio
omit commemoratio

[Prelude]
#Benedictio Palmorum
!Antiphona 
!Matt 21:9
Hosanna au fils de David ! Béni celui qui vient au nom du Seigneur. Ô Roi d’Israël ! Hosanna au plus haut des cieux.
! Deinde Sacerdos stans in cornu Epistolæ, non vertens se ad populum, dicit, manibus junctis, in tono Orationis ferialis:
$Dominus vobiscum
$Oremus
v. Dieu, qu'il est juste d'aimer, multipliez en nous les dons de votre grâce ineffable, et, comme par la mort de votre Fils vous nous avez donné droit d’espérer ce qui est l’objet de notre foi, faites-nous arriver, par sa résurrection, au terme vers lequel nous aspirons.
$Qui tecum
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! Postea Subdiaconus in loco solito cantat sequentem Lectionem in tono Epistolæ, et in fine osculatur manum Sacerdotis.
!!Lectio
Léctio libri Exodi.
!Exod 15:27; 16:1-7
En ces jours-là, les enfants d’Israël arrivèrent à Elim, où il y avait douze sources d’eau et soixante-dix palmiers, et ils campèrent là, près de l’eau. Ils partirent d’Elim, et toute l’assemblée des enfants d’Israël arriva au désert de Sin, qui est entre Elim et le Sinaï, le quinzième jour du second mois après leur sortie du pays d’Egypte. Et toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura dans le désert contre Moïse et Aaron. Les enfants d’Israël leur dirent : « Que ne sommes-nous morts par la main de Jéhovah dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis devant les pots de viande et que nous mangions du pain à satiété ! Car vous nous avez amenés dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette multitude. ». Dieu dit à Moïse : « Je vais faire pleuvoir pour vous du pain du haut du ciel. Le peuple sortira et en ramassera jour par jour la provision nécessaire, afin que je le mette à l’épreuve pour voir s’il marchera ou non dans ma loi. Le sixième jour, ils prépareront ce qu’ils auront rapporté et il y en aura le double de ce qu’ils en ramassent chaque jour. » Moïse et Aaron dirent à tous les enfants d’Israël : « Ce soir, vous reconnaîtrez que c’est Jéhovah qui vous a tait sortir d’Egypte et au matin vous verrez la gloire de Dieu. »
$Deo gratias
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! Deinde cantatur pro Graduali.
!!Graduale
!Joann 11:47-49, 50, 53
R. Les pontifes et les pharisiens convoquèrent une assemblée et dirent : Que faisons-nous ? car cet homme opère beaucoup de prodiges. Si nous le laissons ainsi, tous croiront en lui.
* Et les Romains viendront, et ils ruineront notre pays et notre nation.
V. Mais l’un d’eux, nommé Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là, prophétisa et dit : Il vous est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple et que toute la nation ne périsse point. De ce jour donc, ils songèrent à le faire mourir, disant :
* Et les Romains viendront, et ils ruineront notre pays et notre nation.

!Vel aliud
!Matt 28:39, 41
R. Sur le mont des Oliviers, Jésus fit cette prière à son Père : Mon Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi,
* Car l’esprit est prompt, mais la chair est faible ; que votre volonté soit faite.
V. Veillez et priez pour n’entrer point en tentation.
* Car l’esprit est prompt, mais la chair est faible ; que votre volonté soit faite.
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! Interim dum cantatur Responsorium, Diaconus ponit librum Evangeliorum super Altare: et Sacerdos, ministrante Diacono naviculam, ponit incensum in thuribulo. Deinde Diaconus dicit: Munda cor meum, accipit librum de Altari, petit benedictionem a Sacerdote: 
v. Purifiez mon cœur et mes lèvres, Dieu tout-puissant, qui avez purifié les lèvres du prophète Isaïe avec un charbon ardent. Daignez par votre miséricordieuse bonté me purifier pour que je sois capable de proclamer dignement votre saint évangile. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
R. Amen.
! Postea accipit librum de Altari, et rursus genuflexus petit benedictionem a Sacerdote, dicens: 
D. Père, veuillez me bénir.
! Sacerdos respondet: 
S. Que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres pour que vous proclamiez son évangile d'une manière correcte et digne. Au nom du Père et du Fils + et du Saint-Esprit. Amen.
! postea, Subdiacono librum tenente, médius inter duos Acolythos tenentes candelábra accensa, signat librum, incensat, et cantat Evangelium, ut infra, more consueto: quo finito, Subdiaconus defert librum osculandum Sacerdoti, qui et incensatur a Diacono.
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!!Evangelium
Sequéntia ++ sancti Evangélii secúndum Matthǽum.
R. Glória tibi, Dómine.
!Matt 21:1-9
En ce temps-là, comme il approchait de Jérusalem, et qu’il était arrivé à Bethphagé, au mont des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciples, en leur disant : « Allez au village qui est devant vous et vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. Si on vous dit quelque chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin, et aussitôt on les laissera aller. » Or, cela se faisait afin que s’accomplît ce qui avait été dit par le Prophète : Dites à la fille de Sion : Voici que ton roi vient à toi plein de douceur et monté sur un âne et sur un ânon, le petit de celui qui porte le joug. Les disciples allèrent et firent comme Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent sur eux leurs manteaux et l’y firent monter. Beaucoup de gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d’autres coupèrent des branches d’arbres et en jonchèrent la route. Les foules qui précédaient Jésus et celles qui le suivaient criaient : « Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
R. Louange à vous, ô Christ !
S. Que par les paroles évangéliques nos péchés soient effacés.
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!!Benedictio palmorum
! Post hæc benedicuntur rami. Sacerdos stans in eodem cornu Epistolæ, dicit in tono Orationis ferialis:
$Dominus vobiscum
$Oremus
v. Ô Dieu, augmentez la foi de ceux qui espèrent en vous et, dans votre clémence, exaucez leurs supplications : que votre miséricorde descende sur nous en grâces multiples, que ces rameaux de palmier ou d’olivier soient bénits, et de même que, voulant figurer l’Église, vous avez multiplié vos grâces sur Noé sortant de l’arche et sur Moïse quittant l’Egypte avec les enfants d’Israël, ainsi faites que, portant ces rameaux de palmier et ces branches d’olivier, nous allions au-devant du Christ par nos bonnes œuvres et que, par lui, nous entrions dans la joie éternelle.
$Qui tecum
V. Le Seigneur soit avec vous.
R. Et avec votre esprit.
V. Élevons nos cœurs. 
R. Ils sont tournés vers le Seigneur.
V. Rendons grâces au Seigneur notre Dieu. 
R. C'est digne et juste.
v. Oui, il est digne et juste, équitable et salutaire de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, qui êtes glorifié dans l’assemblée de vos saints. Toutes vos créatures vous reconnaissent comme leur seul auteur et leur seul Dieu. Votre œuvre tout entière vous loue et vos saints vous bénissent en confessant avec liberté, devant les princes et les puissances de ce siècle, le grand nom de votre Fils unique, auquel font cortège les anges et les archanges, les trônes et les dominations, chantant, avec toute l’armée de la céleste milice, l’hymne de votre gloire et disant sans fin :
v. Saint, saint, saint est le Seigneur, Dieu des armées ! Les cieux et la terre sont remplis de sa gloire. Hosanna au plus haut des cieux ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux !
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! Sequitur.
$Dominus vobiscum
$Oremus
v. ous vous demandons. Seigneur saint. Père tout-puissant. Dieu éternel, de daigner bénir et sanctifier ces rameaux d’olivier, vos créatures, que vous avez fait naître sur l’arbre qui les portait et que la colombe, rentrant dans l’arche, apporta dans son bec, afin que ceux qui en recevront obtiennent votre protection pour leur âme et pour leur corps, et que ce symbole de votre grâce, Seigneur, devienne pour nous un remède efficace de salut.
$Per Dominum
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$Oremus
v. Ô Dieu, qui réunissez les choses séparées et les conservez après les avoir réunies, vous qui avez béni le peuple qui vint au-devant de Jésus avec des rameaux, bénissez aussi ces branches de palmier et d’olivier que vos fidèles serviteurs reçoivent en l’honneur de votre nom, afin que partout où on les introduira, les habitants en éprouvent votre bénédiction et que, toute adversité étant éloignée d’eux, votre droite protège ceux qu’a rachetés Jésus-Christ, votre Fils, Notre Seigneur.
$Qui tecum
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$Oremus
v. Ô Dieu qui, par un ordre merveilleux de votre providence, avez voulu vous servir des choses même insensibles pour exprimer l’admirable économie de notre salut, éclairez les cœurs de vos fidèles et faites qu’ils comprennent, pour leur utilité, le mystère représenté par l’action de ce peuple, qui, poussé par l’inspiration céleste, marcha en ce jour au-devant du Rédempteur et joncha de rameaux de palmier et d’olivier la route qu’il devait parcourir. En effet, les branches de palmier marquaient la victoire qui allait être remportée sur le prince de la mort et les branches d’olivier publiaient en quelque manière que l’onction spirituelle allait se répandre. Cette heureuse multitude d’hommes pressentit alors que notre Rédempteur, touché des misères de l’humanité, allait lutter avec le prince de la mort pour la vie du monde entier et que, par sa mort, il triompherait. C’est pourquoi ce peuple offrit au Seigneur l’hommage de ces branches d’arbre, dont les unes exprimaient sa victoire et son triomphe et les autres l’abondante effusion de sa miséricorde. Nous donc, qui possédons la foi dans sa plénitude, voyant dans cet événement le fait et sa signification, nous vous supplions, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, par le même Jésus-Christ Notre Seigneur, dont vous nous avez faits les membres, de nous faire triompher en lui et par lui de l’empire de la mort et de nous rendre participants de sa glorieuse résurrection.
$Qui tecum
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$Oremus
v. Ô Dieu, qui avez voulu qu’une colombe annonçât par une branche d’olivier la paix à la terre, daignez sanctifier par votre bénédiction céleste ces rameaux pris sur l’olivier et sur d’autres arbres, afin qu’ils servent à tout votre peuple pour son salut. Par le Christ Notre Seigneur.
R. Amen.
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$Oremus
v. Daignez, Seigneur bénir ces branches de palmier ou d’olivier et faites que votre peuple accomplisse spirituellement, avec une dévotion véritable, ce qu’il fait extérieurement aujourd’hui en votre honneur, et que, remportant la victoire sur l’ennemi, il réponde par l’amour à l’œuvre de miséricorde que vous avez accomplie pour son salut.
$Per Dominum
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! Hic Celebrans ponit incensum in thuribulum, deinde ter aspergit ramos aqua benedicta, dicendo Antiphonam Aspérges me sine cantu, et sine Psalmo: et ter adolet incenso. Postea dicit:
$Dominus vobiscum
$Oremus
v. Ô Dieu, qui, pour notre salut, avez envoyé en ce monde votre Fils Jésus-Christ Notre Seigneur, afin qu’en s’abaissant jusqu’à nous il nous fît remonter à vous, et qui avez voulu que, lorsqu’il entra à Jérusalem pour accomplir les Écritures, un peuple fidèle étendît avec une piété sincère ses vêtements et des palmes sur son passage, faites que nous aussi, par notre foi, nous lui préparions une voie, que nous étions la pierre d’achoppement et de scandale et que de nos œuvres poussent des rameaux de justice, afin que nous méritions de marcher sur ses traces.
$Qui tecum.
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!!Pueri Hebraeorum
! Completa benedictione, dignior ex Clero accedit ad Altare, et dat ramum benedictum Celebranti, qui non genuflectit, nec osculatur manum dantis. Postea Celebrans stans ante Altare versus ad populum, distríbuit ramos, primum digniori, a quo ipse accepit, deinde Diacono et Subdiacono paratis, et aliis Clericis singulatim per ordinem, ultimo laicis: omnibus genuflectentibus et ramum ac manum Celebrantis osculantibus, exceptis Prælatis, si adsint. Et cum incoeperit distribuere, a Choro cantantur sequentes Antiphonæ:
!Antiphona
!Ps 12:13
Ant. Les enfants des Hébreux, portant des branches d’olivier, allèrent au-devant du Seigneur ; ils criaient et disaient : Hosanna au plus haut des cieux.
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!Alia Antiphona
!Matt 21:8 et 9
Ant. Les enfants des Hébreux étendaient leurs vêtements sur le chemin ; ils criaient et disaient : Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
! Quæ si non sufficiant, repetantur, quousque ramorum distributio finiatur. Deinde Sacerdos dicit:
$Dominus vobiscum
$Oremus
v. Dieu tout-puissant et éternel, qui avez envoyé la foule du peuple au-devant de Jésus-Christ Notre Seigneur monté sur l’ânesse et leur avez inspiré d’étendre leurs vêtements, de jeter des branches sur son passage et de chanter Hosanna à sa louange, faites-nous la grâce d’imiter leur innocence et d’avoir part à leur mérite.
$Per eundem
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! Postea fit Processio. Et primo Celebrans imponit incensum in thuribulum: et Diaconus vertens se ad populum, dicit:
V. Avançons dans la paix.
! Et Chorus respondet:
R. Au nom du Christ. Ainsi soit-il.
! Præcedit Thuriferarius cum thuribulo fumiganti: deinde Subdiaconus paratus, deferens Crucem, medius inter duos Acolythos cum candelabris accensis: sequitur Clerus per ordinem, ultimo Celebrans cum Diacono a sinistris, omnes cum ramis in manibus: et cantantur sequentes Antiphonæ, vel omnes vel aliquæ, quousque durat Processio.
!Antiphona
!Matt 21:1-3, 7, 8, 9
v. Notre Seigneur, étant proche de Jérusalem, envoya deux de ses disciples, en disant : Allez au village qui est devant vous ; vous y trouverez un ânon attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis ; détachez-le et amenez-le-moi. Si on vous interroge, dites : Le Seigneur en a besoin. Ayant donc détaché l’ânon, ils l’amenèrent à Jésus et le couvrirent de leurs vêtements, et Jésus le monta. Les uns étendaient leurs vêtements sur la route, les autres jetaient des branches d’arbres, et la foule qui l’accompagnait, criait : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne de David notre père ! Hosanna au plus haut des cieux ! Ayez pitié de nous, fils de David !
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!Alia Antiphona
!Joann 12:12, 13
v. Le peuple, ayant appris que Jésus venait à Jérusalem, prit des branches de palmier et marcha au-devant de lui. Les enfants criaient : Voici celui qui doit venir pour sauver son peuple ; il est notre salut et la rédemption d’Israël. Qu’il est grand ! Les trônes et les dominations viennent au-devant de lui. Ne crains point, fille de Sion : voici ton roi qui vient à toi, monté sur un ânon, comme il est écrit. Salut, ô Roi, créateur du monde, qui êtes venu pour nous racheter !
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!Alia Antiphona.
v. Six jours avant la solennité de la Pâque, lorsque le Seigneur vint dans la ville de Jérusalem, des enfants allèrent au-devant de lui. Ils portaient dans leurs mains des rameaux de palmier et criaient à pleine voix : Hosanna au plus haut des cieux ! Soyez béni, vous qui êtes venu plein de miséricorde ! Hosanna au plus haut des cieux !
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!Alia Antiphona. 
v. Des foules viennent au-devant du Rédempteur avec des fleurs et des palmes ; elles rendent un digne hommage à ce vainqueur triomphant. Les gentils publient la grandeur du Fils de Dieu et l’air retentit d’acclamations à la gloire du Christ : Hosanna dans les hauteurs !
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!Alia Antiphona.
v. Fidèles , unissons-nous aux anges et aux enfants ; chantons le vainqueur de la mort : Hosanna au plus haut des cieux !
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!Alia Antiphona.
v. Une foule nombreuse, qui était venue pour la fête, acclama Notre Seigneur : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux !
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! In reversione Processionis, duo vel quatuor Cantores intrant in ecclesiam, et clauso ostio, stantes versa facie ad Processionem, incipiunt Glória, laus, et decantant duos primos versus. Sacerdos vero, cum aliis extra ecclesiam, repetit eosdem.
!Deinde, qui sunt intus, cantant alios versus sequentes: vel omnes vel partem, prout videbitur: et, qui sunt extra, ad quoslibet duos versus respondent: Glória, laus, sicut a principio
V. Gloire, louange, honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur, à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !
R. Gloire, louange, honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur, à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !
v. Vous êtes le roi d’Israël, le noble fils de David, ô Roi béni, qui venez au nom du Seigneur.
R. Gloire, louange, honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur, à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !
v. L’armée angélique, au plus haut des cieux, l’homme mortel et toute créature vous louent ensemble.
R. Gloire, louange, honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur, à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !
v. Le peuple hébreu vint au-devant de vous avec des palmes ; nous voici avec des prières, des vœux et des cantiques.
R. Gloire, louange, honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur, à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !
v. Avant votre Passion ce peuple vous paya son tribut de louange : maintenant que vous régnez, nous vous adressons ces hymnes.
R. Gloire, louange, honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur, à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !
v. Leurs vœux furent agréés ; que notre dévotion le soit aussi, Roi de bonté, Roi de clémence, à qui tout ce qui est bon plaît toujours.
R. Gloire, louange, honneur à vous, Christ-Roi, Rédempteur, à qui l’élite des enfants chanta avec amour : Hosanna !
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! Postea Subdiaconus hastili Crucis percutit portam: qua statim aperta, Processio intrat ecclesiam, cantando: 
!!Responsorium
R. Comme le Seigneur entrait dans la ville sainte, les enfants des Hébreux annoncèrent la résurrection de celui qui est la vie.
* Et, tenant des rameaux de palmier, ils criaient : Hosanna au plus haut des cieux !
V. Ayant appris que Jésus venait à Jérusalem, le peuple sortit au-devant de lui.
* Et, tenant des rameaux de palmier, ils criaient : Hosanna au plus haut des cieux !
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! Deinde celebratur Missa, et rami tenentur in manibus, dum cantatur Passio et Evangelium tantum.

[Introitus]
!Ps 21:20 et 22.
v. Seigneur, n’éloignez pas de moi votre secours : soyez attentif à me défendre ; délivrez-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles, car je suis bien faible et humilié.
!Ps 21:2
Ô Dieu, mon Dieu, tournez vers moi votre regard ; pourquoi m’avez-vous abandonné ? La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.
v. Seigneur, n’éloignez pas de moi votre secours : soyez attentif à me défendre ; délivrez-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles, car je suis bien faible et humilié.

[Oratio]
Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu que notre Sauveur prît la chair humaine et supportât les tourments de la croix, afin de servir de modèle d’humilité au genre humain, accordez-nous, dans votre bonté, d’être, à son exemple, toujours courageux dans les épreuves et de mériter par là d’avoir part à sa résurrection.
$Per eundem

[Lectio]
Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Philippénses.
!Phil 2:5-11
Mes frères : Ayez en vous les mêmes sentiments dont était animé le Christ Jésus : bien qu’il fût Dieu par nature, il n’a pas retenu avidement son égalité avec Dieu, mais il s’est anéanti lui-même en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes, à l’extérieur absolument comme un homme. Il s’est abaissé lui-même, se faisant obéissant jusqu’à la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom (ici on fléchit le genou), afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse, au ciel, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, à la gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Dieu.

[Graduale]
!Ps 72:24 et 1-3
Mon Dieu, vous m’avez pris la main droite ; vous m’avez conduit selon votre volonté et vous m’avez glorifié.
V. Qu’il est bon, le Dieu d’Israël, pour tous ceux qui ont le cœur droit. J’étais sur le point de fléchir, mon pied a presque glissé, car je portais envie aux impies en voyant le bonheur de ces méchants.
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!Tractus 21:2-9, 18, 19, 22, 24, 32
Mon Dieu, mon Dieu, tournez vers moi votre regard, pourquoi m’avez-vous abandonné ?
V. La voix de mes péchés éloigne de moi le salut.
V. Mon Dieu, je crie pendant le jour et vous ne m’écoutez pas ; la nuit, et je n’obtiens pas de soulagement.
V. Pourtant vous habitez dans votre sanctuaire et vers vous montent les louanges d’Israël.
V. Nos pères ont espéré en vous et vous les avez délivrés.
V. Ils ont mis en vous leur confiance et ils n’ont pas été trompés.
V. Mais moi, je suis un ver de terre et non un homme, l’opprobre des hommes et le rebut du peuple.
V. Tous ceux qui me voient me méprisent. Ils ouvrent les lèvres et branlent la tête, en disant
V. « Il a mis sa confiance dans le Seigneur, qu’il le sauve, puisqu’il l’aime. »
V. Ils m’observent et me regardent. Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.
V. « Seigneur, délivrez-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles. »
V. Vous qui craignez le Seigneur, louez-le, vous tous, descendants de Jacob, chantez ses louanges.
V. On parlera du Seigneur à la génération future. Ils viendront et ils annonceront ce qu’il a accompli.
V. Au peuple qui naîtra, ils diront ce qu’il a fait.

[Evangelium]
@:Evangelium1
@:Evangelium2
@:Evangelium3
@:Evangelium4

[Evangelium1]
Pássio Dómini nostri Jesu Christi secúndum Matthǽum.
!Matt 26:1-75; 27:1-66.

[Evangelium2]
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Vous savez que la Pâque se fera dans deux jours et que le Fils de l’Homme sera livré pour être crucifié. » Alors les princes des prêtres et les anciens du peuple s’assemblèrent à la cour du prince des prêtres, appelé Caïphe, et tinrent conseil ensemble pour trouver le moyen de se saisir adroitement de Jésus et de le faire mourir. Mais ils disaient : « Il ne faut pas que ce soit pendant la fête, de peur qu’il n’y ait du tumulte parmi le peuple. » Or, comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme vint à lui avec un vase d’albâtre plein de parfum d’un grand prix qu’elle répandit sur sa tête lorsqu’il était à table. En voyant cela, ses disciples s’indignèrent et dirent : « A quoi bon cette perte ? On aurait pu vendre ce parfum bien cher et en donner l’argent aux pauvres. » Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Ce qu’elle vient de faire pour moi est une bonne œuvre, car vous aurez toujours des pauvres parmi vous, mais moi vous ne m’aurez pas toujours ; elle a répandu ce parfum sur mon corps en vue de ma sépulture. Je vous dis en vérité que partout où sera prêché cet Évangile, qui le doit être par tout le monde, on racontera à sa louange ce qu’elle vient de faire. » Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariote, alla trouver les princes des prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner et je vous le livrerai ? » Et ils convinrent avec lui de trente pièces d’argent. Dès ce moment, il cherchait une occasion de le livrer entre leurs mains. Or, le premier jour des azymes, les disciples, venant à Jésus, lui dirent : « Où voulez-vous que nous préparions ce qu’il faut pour manger la Pâque ? » Jésus répondit : « Allez dans la ville chez un tel et dites-lui : Le Maître vous fait dire : Mon temps est proche ; je ferai la Pâque chez vous avec mes disciples. » Et les disciples firent ce que Jésus leur avait commandé et ils préparèrent la Pâque. Le soir étant venu, il se mit à table avec ses douze disciples. Et pendant qu’ils mangeaient, il leur dit : « Je vous dis en vérité que l’un de vous me trahira. » Cette parole les contrista beaucoup et chacun d’eux se mit à lui dire : « Seigneur ; est-ce moi ? » Il leur répondit : « Celui qui porte avec moi la main au piaf, celui-là me trahira. Le Fils de l’Homme s’en va selon ce qui a été écrit de lui ; mais malheur à celui par qui le Fils de l’Homme sera trahi ! Il vaudrait mieux pour cet homme qu’il ne fût pas né. Judas, celui qui le trahit, dit alors : « Maître, est-ce moi ? » Il répondit : « Vous l’avez dit. » Or, pendant qu’ils soupaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez et mangez, ceci est mon corps. » Et prenant le calice, il rendit grâces et le leur donna, disant : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance : qui sera répandu pour plusieurs en rémission des péchés. Or, je vous le dis : je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai de nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. » Après avoir dit l’hymne, ils se rendirent au mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit : « Je vous serai cette nuit à tous une occasion de scandale ; car il est écrit : Je frapperai le pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées ; mais, après que je serai ressuscité je vous précéderai en Galilée. » Pierre lui répondit : « Quand tous seraient scandalisés à cause de vous, pour moi je ne le serai jamais. » Jésus lui répondit : « Je vous le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, vous me renierez trois fois. » Pierre lui dit : « Quand il me faudrait mourir avec vous, je ne vous renierai point. » Et tous les autres parlèrent de même. Alors Jésus arriva avec eux dans une propriété appelée Gethsémani, et dit à ses disciples : « Asseyez vous ici, pendant que j’irai là pour prier. » Et ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à être centriste et rempli d’amertume. Alors il leur dit : « Mon âme est triste jusqu’à la mort : demeurez ici et veillez avec moi. » Et, s’étant éloigné un peu, il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi ; néanmoins, non pas comme je veux, mais comme vous voulez. » Il vint ensuite à ses disciples et, les trouvant endormis, il dit à Pierre ; « Ainsi, vous n’avez pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, pour ne point tomber dans la tentation ; l’esprit est prompt, mais la chair est faible. » Il s’en alla une seconde fois et pria, disant : « Mon Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite. » Et il vint de nouveau et les trouva endormis, car leurs yeux étaient appesantis. Et, les laissant, il s’en alla encore et pria une troisième fois, répétant les mêmes paroles. Après, il revint à ses disciples et leur dit : « Dormez maintenant et reposez-vous. Voici que l’heure approche où le Fils de l’homme va être livré entre les mains des pécheurs. Levez-vous et allons : celui qui doit me trahir est près d’ici. » Il parlait encore lorsque Judas, l’un des douze, arriva, et avec lui une troupe nombreuse de gens armés d’épées et de bâtons, envoyés par les princes des prêtres et les anciens du peuple. Or, le traître leur avait donné un signe, disant : « Celui que je baiserai, c’est lui, arrêtez-le. » Et aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit : « Salut, Maître », et il le baisa. Jésus lui dit : « Mon ami, pourquoi êtes-vous venu ? » Alors les autres s’avancèrent, mirent la main sur Jésus et se saisirent de lui. Et voilà qu’un de ceux qui étaient avec Jésus, étendant la main, tira son épée et, frappant un des gens du grand-prêtre, lui coupa l’oreille. Alors Jésus lui dit : « Remettez votre épée en place, car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Croyez-vous que je ne puisse pas prier mon Père et qu’il ne m’enverrait pas aussitôt plus de douze légions d’Anges ? Comment donc s’accompliront les Écritures, car il faut que cela arrive ? » En même temps, Jésus dit à cette troupe : « Vous êtes venu à moi comme à un voleur, avec des épées et des bâtons, pour me saisir ; j’étais tous les jours au milieu de vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez pas arrêté. Or, tout cela s’est fait afin que les paroles des prophètes fussent accomplies. » Alors tous les disciples l’abandonnèrent et ils s’enfuirent. Mais ceux qui s’étaient saisi de Jésus l’emmenèrent chez Caïphe, grand-prêtre, où les scribes et les anciens s’étaient réunis. Or, Pierre le suivit de loin jusque dans la cour de la maison du grand-prêtre et, y étant entrés, il s’assit avec les domestiques pour voir la fin. Cependant les princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mourir et ils n’en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, deux faux témoins vinrent déposer : « Il a dit : Je puis détruire le temple de Dieu et le rebâtir après trois jours. » Et le grand-prêtre se leva et lui dit : « Vous ne répondez rien à ce qu’ils déposent contre vous ? » Mais Jésus se taisait. Et le grand-prêtre lui dit : « Je vous adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si vous êtes le Christ, le Fils de Dieu ? » Jésus lui répondit : « f Vous l’avez dit ; au reste, je vous le déclare, vous verrez un jour le Fils de l’homme assis à la droite du Dieu tout-puissant et venant sur les nuées du ciel. » Alors le grand-prêtre déchira ses vêtements, disant : « Il a blasphémé, qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ; que vous en semble ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » Aussitôt, on lui cracha au visage, on le frappa à coups de poing et d’autres lui donnèrent des soufflets, disant : a Christ, prophétise-nous, qui est-ce qui t’a frappé ? » Pierre cependant était dehors assis dans la cour et une servante, s’approchant, lui dit : « Vous aussi, vous étiez avec Jésus de Galilée. » Mais il le nia devant tous, disant : « Je ne sais ce que vous voulez dire. » Et comme il sortait, une autre servante, l’ayant vu, dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci accompagnait également Jésus de Nazareth. » Et il le nia une seconde fois avec serment, disant : « Je ne connais point cet homme. » Et peu après, ceux qui étaient là, s’approchant, dirent à Pierre : « Vous êtes certainement de ces gens-là, car votre langage vous trahit. » Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer qu’il ne connaissait point cet homme, et aussitôt le coq chanta. Et Pierre se ressouvint de la parole que Jésus lui avait dite : i Avant que le coq chante, vous me renierez trois fois. » Et, étant sorti, il pleura amèrement. Le lendemain matin, tous les princes des prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mourir. Et, l’ayant lié, ils l’emmenèrent et le livrèrent au gouverneur Ponce Pilate. Alors Judas, le traître, voyant qu’il était condamné, se repentit et reporta les trente pièces d’argent aux princes des prêtres et aux anciens, leur disant : « J’ai péché en livrant le sang innocent. » Mais ils lui dirent : « Que nous importe ? c’est votre affaire. » Et ayant jeté cet argent dans le temple, il se retira et alla se pendre. Mais les princes des prêtres, ayant pris l’argent, dirent : « Il n’est pas permis de le mettre dans le trésor, parce que c’est le prix du sang. » Et ayant délibéré là-dessus, ils en achetèrent le champ d’un potier pour y ensevelir les étrangers. C’est pourquoi ce champ est appelé encore aujourd’hui Hacéldama, c’est-à-dire, le champ du sang. Alors cette parole du prophète Jéré-mie fut accomplie : « Ils ont reçu trente pièces d’argent, suivant l’appréciation des enfants d’Israël, et ils les ont données pour le champ d’un potier, comme le Seigneur me l’a ordonné. » Or, Jésus comparut devant le gouverneur, qui l’interrogea en ces termes : « Êtes-vous le Roi des Juifs ? » Jésus lui répondit ; t « Vous le dites. » Et comme les princes des prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : « N’entendez-vous pas tout ce dont ils vous accusent ? » Et il ne lui répondit pas un seul mot, de sorte que le gouverneur en était fort étonné. Or, le gouverneur avait coutume, à la solennité de Pâque, de délivrer un prisonnier, celui que le peuple voulait. Il y en avait alors un fameux, nommé Barabbas. Comme ils étaient donc réunis, Pilate leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous délivre. Barabbas ou Jésus, qui est appelé le Christ ? » Car il savait qu’ils l’avaient livré par envie. Pendant qu’il était assis à son tribunal, sa femme lui envoya dire : a Ne vous impliquez point dans l’affaire de ce juste, car j’ai été aujourd’hui étrangement tourmentée en songe à cause de lui. » Mais les princes des prêtres et les anciens persuadèrent au peuple de demander Barabbas et de faire périr Jésus. Le gouverneur leur dit donc : « Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ? » Ils lui répondirent : « Barabbas. » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus, qu’on appelle le Christ ? » Ils dirent tous : « Qu’il soit crucifié I » Le gouverneur dit : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Mais ils se mirent à crier encore plus fort : « Qu’il soit crucifié ! » Alors Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte croissait de plus en plus, prit de l’eau et, se lavant les mains devant le peuple, il dit : « Je suis innocent du sang de ce juste ; vous en répondrez. » Et tout le peuple répondit : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur délivra Barabbas, et ayant fait fouetter Jésus, il le leur livra pour être crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant mené Jésus dans le prétoire, assemblèrent autour de lui toute la cohorte et, l’ayant dépouillé, ils le revêtirent d’un manteau d’écarlate. Et tressant une couronne d’épines, ils la lui mirent sur la tête, et un roseau dans la main droite, et s’agenouillant devant lui, ils se moquaient de lui, disant : « Salut, Roi des Juifs. » Et, lui crachant au visage, ils prenaient le roseau et lui en frappaient la tête. Après s’être ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses habits et l’emmenèrent pour le crucifier. Comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu’ils contraignirent à porter la croix de Jésus. Et étant arrivés au lieu appelé le Golgotha, c’est-à-dire le lieu du Crâne (Calvaire), ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; et Jésus, l’ayant goûté, n’en voulut point boire. Après qu’ils l’eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, les tirant au sort, afin que s’accomplît ce qu’avait dit le prophète : « Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré ma robe au sort. » Et, s’étant assis, ils le gardaient. Ils mirent au-dessus de sa tête une inscription indiquant la cause de sa condamnation : C’est Jésus, le Roi des Juifs. En même temps, on crucifia avec lui deux voleurs, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Et les passants l’accablaient d’injures, branlant la tête et lui disant : « Eh bien, toi qui détruis le temple de Dieu et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même ; si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix. » Les princes des prêtres se moquaient aussi de lui, avec les scribes et les anciens, disant : « Il a sauvé les autres et il ne peut se sauver lui-même. S’il est le Roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui. Il met sa confiance en Dieu ; si Dieu l’aime, qu’il le délivre : car il a dit qu’il était le Fils de Dieu. » Les voleurs qui étaient crucifiés avec lui, lui disaient les mêmes injures. Or, depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième, toute la terre fut couverte de ténèbres, et vers la neuvième heure, Jésus poussa un grand cri, disant : « Eli, Eli, lamma sabachthâni ? » c’est-à-dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? » Quelques-uns de ceux qui étaient là, ayant entendu cela, disaient : « Il appelle Élie. » Et aussitôt, l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant mise au bout d’un roseau, il lui présenta à boire. Les autres disaient : « Attendez, voyons si Élie viendra le délivrer. » Mais Jésus, poussant encore un grand cri, rendit l’esprit. (Ici on se met à genoux, l’espace d’un Pater.) Et voilà que le voile du temple fut déchiré en deux, du haut jusqu’en bas ; la terre trembla, les pierres se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent et plusieurs corps de Saints, qui étaient morts, ressuscitèrent et sortant de leurs tombeaux après sa résurrection, ils vinrent dans la ville sainte et apparurent à plusieurs. Or, le centurion et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et tout ce qui se passait, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. » Il y avait là aussi, un peu plus loin, plusieurs femmes qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir, parmi lesquelles étaient Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Sur le soir, un homme riche d’Arimathie, nommé Joseph, qui était lui aussi disciple de Jésus, alla trouver Pilate et lui demanda le corps de Jésus. Pilate commanda qu’on le lui donnât. Joseph ayant pris le corps, l’enveloppa dans un linceul blanc et le mit dans un sépulcre neuf qu’il avait fait tailler dans le roc : et ayant roulé une grande pierre à l’entrée du sépulcre, il s’en alla.

[Evangelium4]
Marie-Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises auprès du sépulcre.
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v. Purifiez mon cœur et mes lèvres, Dieu tout-puissant, qui avez purifié les lèvres du prophète Isaïe avec un charbon ardent. Daignez par votre miséricordieuse bonté me purifier pour que je sois capable de proclamer dignement votre saint évangile. Par le Christ notre Seigneur. Amen.
D. Père, veuillez me bénir.
S. Que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres pour que vous proclamiez son évangile d'une manière correcte et digne. Au nom du Père et du Fils + et du Saint-Esprit. Amen.
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v. Le lendemain, qui était le jour du Sabbat, les princes des prêtres et les pharisiens, s’étant assemblés, vinrent trouver Pilate et lui dirent : « Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, lorsqu’il vivait encore : Après trois jours, je ressusciterai. Commandez donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent dérober son corps et ne disent ensuite au peuple : Il est ressuscité d’entre les morts ; et ainsi la dernière erreur serait pire que la première. » Pilate leur dit : « Vous avez des gardes, allez, et gardez-le comme vous l’entendez, » Ils s’en allèrent donc, et pour s’assurer du sépulcre, ils en scellèrent la pierre et y mirent des gardes.

[Offertorium]
!Ps 68:21-22.
Mon cœur est dans l’attente des humiliations et des souffrances. Je cherche quelqu’un qui s’attriste avec moi, mais en vain ; un consolateur, et je n’en trouve pas. Pour nourriture, ils me donnent du fiel ; et dans ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre.

[Secreta]
Faites, Seigneur, nous vous en prions, que ce sacrifice que nous offrons à votre divine Majesté nous obtienne la grâce de la dévotion et nous acquière la récompense du bonheur éternel.
$Per Dominum

[Communio]
!Matt 26:42.
Père, si ce calice de souffrances ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite.

[Postcommunio]
Seigneur, que, par l’action de ce divin sacrement, nous soyons délivrés de nos vices et que nos désirs légitimes soient comblés.
$Per Dominum
